
Je te parle ici de la mini série MAID, que l’on peut regarder actuellement sur netflix.
Le format mini-série
Il y a quelque chose que j’aime particulièrement dans les mini séries : leur intensité, leur format resserré et cette liberté de pouvoir les regarder à son rythme, sans dépendre d’une prochaine saison qu’on risque d’oublier ou de ne jamais reprendre. Pas de suspense étiré sur des mois, juste une histoire complète, dense, et souvent poignante. MAID fait partie de ces œuvres qui marquent, qui remuent, et qui laissent une trace longtemps après les dernières images.
Une fuite, une survie, un éveil
MAID, c’est l’histoire d’Alex, une jeune mère qui fuit, un soir, avec sa petite fille. Elle a peur. Pas parce qu’on l’a frappée. Pas de bleu sur la peau. Mais de cette peur intérieure, diffuse, permanente, que beaucoup de femmes connaissent sans pouvoir la nommer. Ce sentiment d’être en danger même si “rien de grave” ne s’est passé. Et c’est là toute la subtilité de cette série : elle met en lumière les violences invisibles, psychologiques, émotionnelles, économiques… Celles qu’on minimise, qu’on tait, celles qui rongent de l’intérieur.
Moi aussi, je me suis longtemps demandé si ce que je vivais était “assez grave” pour être considéré. Pas de bras cassé. Pas d’œil au beurre noir. Juste ce poids, ce flou, cette peur permanente pour mes enfants, cet isolement. Comme Alex, c’est en pensant à eux que j’ai trouvé cet élan vital. Cette force qu’on ne soupçonnait plus. Parce que parfois, on agit non pas pour soi, mais pour protéger ceux qu’on aime.
Violence invisible et légitimité : quand on ne se sent pas “victime”
Ce qui m’a le plus touchée, c’est cette scène où elle dit qu’elle ne se sent pas légitime d’être aidée. Elle pense ne pas “entrer dans la case” des femmes battues, alors elle se tait. Elle culpabilise de demander de l’aide. Elle compare sa douleur à celle des autres. Et je me suis retrouvée dans chaque mot. Parce que c’est ce que j’ai ressenti, moi aussi. Ce doute sourd qui fait taire. Ce besoin de minimiser ce qu’on traverse.
Mais la vérité, c’est qu’il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur. Qu’aucune violence, visible ou non, ne devrait être banalisée.
Transmissions, traumatismes et fidélité aux schémas
Au fil des épisodes, MAID nous dévoile aussi les histoires des parents d’Alex, leurs failles, leurs dénis. Comme si chaque génération portait les blessures de la précédente, sans jamais les regarder en face. Car oui, tant qu’on ne nomme pas ce qui nous a blessées, tant qu’on fait comme si de rien n’était, on perpétue. On répète. On transmet. Inconsciemment, inévitablement.
C’est un thème qui me bouleverse profondément : celui de la fidélité inconsciente à nos schémas. Est-ce qu’on va continuer à vivre comme on a vu nos mères vivre ? Est-ce qu’on va oser autre chose ? Casser le cycle ? La série pose cette question avec justesse, sans juger. Juste en montrant.
Cette mini-série nous montre aussi l’histoire de son compagnon et père de leur fille. Ses schémas, ses blessures et ce sentiment de ne pas pouvoir faire / vivre autrement. C’est aussi ce fameux choix que l’on fait : avancer, renoncer. Et pour le coup, Alex rencontre énormément de galère, ralentissements, contre temps et cela nous montre bien à quel point choisir de casser les schémas répétitifs peut être lourd et très difficile.
Créativité, dignité, résilience : renaître autrement
Pour survivre, Alex fait des ménages. Elle cherche un toit, un travail, une stabilité. Elle s’épuise. Elle tombe. Elle se relève. Et puis, peu à peu, elle retrouve ce qui la faisait vibrer : l’écriture. Ce rêve enfoui qu’elle avait abandonné. Elle commence à raconter, observer, noter. Ce qu’elle voit. Ce qu’elle ressent.
Moi aussi, j’ai retrouvé la création. Pas l’écriture, mais la peinture, l’intuition, l’énergétique. Ce moment où, malgré le chaos, on se reconnecte à une part de soi qui n’est pas morte. Une part qui dit “je suis encore là”.
Ce que MAID nous murmure : tu es légitime. Tu n’es pas seule.
Cette série, ce n’est pas une histoire de héros ou de victimes. C’est une histoire d’humains. De femmes surtout. Qui doutent. Qui chutent. Qui aiment. Et qui, un jour, disent non. C’est une ode au courage ordinaire. À la dignité retrouvée. À la foi que quelque chose d’autre est possible, même si ça semble impossible.
Alors si tu as déjà douté de ta légitimité, si tu t’es comparée en pensant que “ce que je vis, ce n’est rien”, souviens-toi que le silence tue. Que toute forme de violence mérite d’être entendue. Et que MAID est peut-être la série qu’il te faut pour oser poser un premier mot.
Et toi, as-tu déjà douté de ta légitimité à dire “ça suffit” ?
Dire STOP, toi seule peut le faire. Quoique tu rencontres, vives. Là encore, l’idée est de sortir de cette putain de comparaison : même si tu n’as pas subit de violences (visibles ou invisibles) tu as le droit de dire STOP !
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